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Yapi Roger

Yapi Roger a une carrière de 25 ans dans la peinture et la sculpture. Né à Katiola dans le nord de la Côte d’Ivoire, il a commencé à dessiner de manière innée dès son plus jeune âge. Jeune adulte, il s’est inscrit au Centre Technique Charles Bieth à Abengourou, puis au Centre Technique des Arts Appliqués de Bingerville.

 

À partir des cordes qu’il utilise dans toutes ses créations, il retrace les histoires sombres du continent africain : l’esclavage, les guerres récurrentes et les maladies endémiques. Tous ces thèmes sont gravés dans ses œuvres par une complexité de signes à décoder et à posséder, révélant son tempérament résolument humaniste.

 

En fait, dans la première génération de pièces produites, l’artiste a abordé le dépérissement des valeurs culturelles et morales africaines au contact de la société dite moderne, en particulier la surexploitation de la nature dont l’Afrique tire toutes ses ressources. Des assemblages et des cordes en mémoire de cette période très sombre de l’Afrique, la traite des esclaves, traduisent cela. Le matériau brut et sombre où les sujets apparaissent sous des formes gravées, sculptées pour exprimer la souffrance et l’effacement d’une civilisation.

 

Pour sa série intitulée « La bêtise humaine », il a dépeint la vulnérabilité des enfants marginalisés. Le problème de la malnutrition et de la famine dans certaines régions du monde place les plus jeunes dans cette situation précaire. Utilisant les mêmes matériaux, il suture, lie et grave pour transmettre son message ; pour panser les blessures d’une humanité plongée dans un cycle infernal de violence.

 

Dans ses œuvres récentes qui ont fait l’objet de l’exposition intitulée « Résilience », Yapi Roger exhorte chacun à ne pas s’avouer vaincu, mais à résister. C’est un manifeste pour la résistance face au désespoir.

 

« La vie ne nous offre pas ses meilleurs produits. Elle nous confronte à de dures réalités. L’oppression, l’abus de pouvoir et d’autorité sont monnaie courante. Allez-vous vous laisser submerger par les difficultés ou résister ? Rester ferme dans la lutte pour la survie et de meilleures conditions de vie semble la seule alternative pour une vie heureuse et réussie. En étant résilients, nous pouvons espérer un avenir meilleur. Comme le disait Alexandra David-Néel : « Ce qu’il faut chercher et trouver, c’est la douceur sereine d’une paix inébranlable ». »

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